A propos

Jean-François Schwaiger - auteur de nouvelles

Quand as-tu commencé à écrire ?

C’est vraiment venu sur le tard. En 2009, ma première nouvelle à être sélectionnée s’appelait En Route vers le Progrès. Elle a été publiée dans un recueil collectif. J’ai eu la dixième place dans la sélection sur soixante huit participants.

 

Quels sont tes livres fondateurs, les lectures qui t’ont marqué ?

Ma maman me faisait faire des dictées sur certains passages, tellement c’est beau et bien écrit. Et ce livre, c’est Elsa Mann de Christiane Roederer.   Je l’ai rencontrée quand j’étais petit, en 6°. Elle m’a fait une dédicace : « Au futur écrivain ? ». Comment a-t-elle pu sentir cela ?

En fait, beaucoup de livres m’ont marqué Les liaisons dangereuses, 1984, Le Club des Cinq, Le Cid, les Marcel Pagnol, les Agatha Christie, les Molière, l’Iliade et l’Odyssée. Désolé si j’en oublie…

Quant aux nouvelles, celles que j’aurais aimé écrire, c’est La Parure de Maupassant : elle est parfaite, et la chute magnifique. Et aussi Pauvre petit garçon ! de Buzzati, où on se dit à la fin : « Mais comment ai-je fait pour ne pas voir tous les indices dans le texte ? ». Je vous les recommande chaudement.

 

Quelles sont tes sources d'inspiration ?

Bien entendu mon vécu, mais aussi la télé, le ciné, mes lectures, des conversations avec des ami(e)s, des collègues de travail. Je ne me ferme aucune porte : on ne sait jamais d’où peut venir une bonne idée.

Tu écris régulièrement, tu as une discipline ?

Non, c’est par envie, ou dans l’urgence des concours. C’est une très bonne école, les concours de nouvelles, puisque les thèmes sont imposés : la science-fiction, les fées, la photo, etc. Il y a des sujets vers lesquels je ne serais jamais allé par moi-même.

Tu écris où, en étant installé comment ? A l'ordinateur ou sur papier ?

A mon bureau, assis, ou parfois dans le train. Sur papier, et toujours au stylo vert, parce que j’aime cette couleur et qu’elle m’a porté chance au début. J’ai besoin du contact avec le papier. Je n’aime pas l’ordinateur car j’ai toujours envie de corriger les fautes de frappe et je perds le fil de mon intrigue.  J’écris plus rarement au lit.

Un rêve ?

Voir mes nouvelles adaptées en pièces de théâtre ou en films. Et aussi traduites en d’autres langues.

Tu te verrais tenter d'autres formes littéraires ?

En France, on te catégorise, on te met dans des cases… eh bien moi j’aimerais bien occuper cette case-là, celle de la nouvelle.

Ecris-tu parfois autre chose que des nouvelles ?

J’écris aussi des contes et des histoires, toujours des formes brèves, parce que je déteste par-dessus tout les descriptions.

Comment te vois-tu dans dix ans, dans vingt ans ?

Vivons l’instant présent.

Mais tu te vois écrire ?

Quand je n’écris pas, ça me manque, ça crie dans ma tête. Quand quelqu’un qui n’aime pas lire d’habitude me dit qu’il a aimé une de mes nouvelles… ce sont des cadeaux de la vie, ça… Et cela m’a fait plaisir de faire découvrir le genre de la nouvelle !